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26 septembre 2018

Zenith

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Un extrait de "Zenith",

le chapitre XIX de mon roman Le Prince d'Aquitaine.

 

"Avec l'âge me venait un respect de soi, tardif certes, qui commençait à compenser bien des blessures anciennes et qui, surtout, joua le rôle de garde-fou contre ma vieille fascination pour l'autodestruction, cette vérole que tu m'avais transmise.

C'est à cette époque qu je me mis à collectionner les cravates, les pochettes et les costumes, en prêt-à-porter et en seconde main, sur mesure enfin. Ayant lu dans Balzac que "la cravate est à la toilette ce que la truffe est à un dîner", je me mis à déguster ces truffes, sans complexe et avec d'autant plus de jubilation que l'époque était au débraillé. 

Vulgaire et désenchanté, le monde contemporain m'était, je le savais depuis toujours, un exil : je choisis d'en contester les dogmes par l'affirmation de ma singularité ; je décidai de résister consciemment à une mise au pas générale que ma qualité de déclassé me permettait d'analyser avec une lucidité que ne posséderont jamais les adaptés.

De fils inconsolé et ténébreux, je me fis insulaire, donc souverain.

Finies les langueurs à la noix et la culpabilité, place à l'ironie et au détachement ! Le tweed, si possible irlandais, du Donegal, me servait d'armure dans ma croisade contre le déclin."

 

A paraître le 30 août aux éditions Pierre-Guillaume de Roux

 

littérature,dandysme

 

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24 septembre 2018

Chambolle-Musigny

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Un extrait de "Chambolle-Musigny",

le chapitre XX de mon roman Le Prince d'Aquitaine 

 

"Le vin que tu m’avais fait connaître malgré toi, je l’apprivoisai, en digne suivant de Dionysos, dont j’étudiai le mythe et les rites. Ce Dieu du vin, de la vigne et de l’extase, issu d’une mortelle, à la fois hellène et thrace, ce Dieu errant et un temps pourchassé, me fascinait. N’avait-il pas gagné les Indes ? N’était-il pas suivi de Bacchantes en délire ? N’est-il pas, encore aujourd’hui, source d’inspiration ?

Le vin qui libère et asservit, je le bois, parfois sans mesure excessive, mais toujours dans la joie, par amour de la vie plutôt que du morne plaisir, avec l’Aimée, avec les amis, sans une once de tristesse."

 

A paraître le 30 août chez Pierre-Guillaume de Roux

 

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Pour plus d'information, voir ci-dessous sur Archaion

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20 août 2018

L'Estacade

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Un extrait du chapitre III, L'Estacade

 

"Par quel paradoxe une ville aussi décatie qu’Ostende m’a-t-elle laissé l’un des rares beaux souvenirs de mon enfance ?

(...)

 

De ce long séjour à la côte, je garde une vision qui m’accompagne depuis toutes ces décennies. J’ai longtemps cru qu’il existait des photos de ce moment particulier, mais j’ai dû rêver, ou alors, les photos ont disparu avec le reste à la mort de Grand-Mère, lors du pillage de son appartement. Nous nous promenons, elle et moi, sur la plage qui donne sur l’estacade. Moi je gambade, le cœur dilaté comme jamais plus. Lors de ce qu’elle appelait « les commissions », elle m’a offert un avion en carton avec, pour le projeter dans les airs, une sorte de catapulte. Elle tire et moi, infatigable, je galope à perdre haleine derrière l’avion qui virevolte dans le vent de novembre pour le lui rapporter, fier comme Artaban. Tel est le tableau : Grand-Mère et moi, sur cette plage déserte d’Ostende, le sable crissant sous nos pas, les mouettes qui nous surveillent du coin de l’œil - et cette joie inouïe, unique, qu’elle semble partager. Nous parvenons à l’estacade et, bien que le soleil soit fort bas, elle accepte que nous fassions, en vitesse, la promenade jusqu’au bout, jusqu’au petit phare au pied duquel se rassemblent quelques pêcheurs. La mer, grise et froide, une toile que nous contemplons sous une fine pluie, la main dans la main. Jamais, je ne t’ai parlé de ce moment, ni à toi ni à ma mère, encore moins à Grand-Mère avec qui je l’ai vécu, ce moment qui aura été l’un de ces talismans qui aident à vivre. Ostende m’a appris que le bonheur se compose de rares instants que l’esprit peine à saisir, si vite à jamais évanouis."

 

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 En librairie le 30 août 

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21 mars 2018

Aux Armes de Bruxelles, vu par Gabriel Matzneff

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"Certes, il existe une autre Bruxelles, celle que dans un très beau livre, Aux Armes de Bruxelles, qui paraît aux éditions Pierre-Guillaume de Roux, Christopher Gérard, amoureux de nos racines grecques et romaines, passionné par l’histoire de sa ville, attentif au destin de notre poudreuse Europe, nous raconte avec une érudition qui n’est jamais pesante car toujours soutenue par l’humour ; par cette nécessaire insolence qui est la marque des esprits libres. La Bruxelles que célèbre Christopher Gérard, je la recommande aux députés européens qui ont l’honneur d’y siéger mais la méconnaissent. S’ils lisent avec attention Aux Armes de Bruxelles, ils y puiseront de bonnes raisons pour renoncer à l’Europe des marchands de bretelles qui jusqu’à ce jour a eu leurs faveurs, et redécouvrir l’Europe des arts et des lettres, l’Europe païenne et chrétienne qui est la nôtre, la seule qui vaille d’être aimée.

(…)

Sur le point de clore cette chronique, j’apprends que le fameux restaurant bruxellois Aux Armes de Bruxelles auquel Christopher Gérard emprunte son titre a été mis sous scellés pour un retard du payement des cotisations sociales. Espérons que les scellés seront promptement levés, mais, si nous ne pouvons plus déguster les croquettes grises du restaurant de la rue des Bouchers, nous pouvons en revanche déguster les pages stimulantes du gourmet bruxellois Christopher Gérard. Mesdames et messieurs, que vous fassiez le carême ou non, que vous soyez épicuriens, augustiniens ou, comme votre serviteur, les deux à la fois, ne vous en privez pas. Bon appétit, et vive la Bruxelles de la mélancolie et de la bonne humeur, la Bruxelles de l’art de vivre et de la liberté."

 

Gabriel Matzneff

Le Point, 12 mars 2018

 

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20 février 2018

Aux Armes de Bruxelles

 

Une heure d'entretien à bâtons rompus avec Jacques De Decker,

Secrétaire perpétuel de l'Académie royale :

 

https://www.dailymotion.com/video/x6dqf62

bruxelles,littérature belge

 

Il existe une autre Bruxelles, celle que Christopher Gérard, amoureux de nos racines grecques et romaines, passionné par l'histoire de sa ville, attentif au destin de notre poudreuse Europe, nous raconte avec une érudition qui n'est jamais pesante car toujours soutenue par l'humour; par cette nécessaire insolence qui est la marque des esprits libres.

Gabriel Matzneff, Le Point

 

Un cicérone esthète, érudit et gourmand.

Michel Mourlet, La Nouvelle revue universelle

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Une écriture merveilleusement ciselée, un humour discret, une solitude un peu tragique et une gourmandise assumée (...) l'un des plus beaux livres de flâneur jamais écrits.

Olivier Maulin, Valeurs actuelles

 

Qu’y-a-t-il de plus rasoir qu’un guide touristique ?… Eh bien, d’un difficile exercice de visite guidée Christopher Gérard a su faire un conte enchanteur.

Thierry Marignac, Antifixion

 

Un amoureux fou de Bruxelles nous livre avec entrain ses flâneries urbaines d'une qualité rare. L'écriture s'avère sensuelle, fluide, aisée.

Marc Danval, Brussels Magazine

 

Et le lecteur de mettre ses pas dans les leurs, pour une promenade légère, érudite, sapide, un brin sélect aussi, car les bas-fonds aussi y sont choisis avec soin. Une de ces pérégrinations en camarades comme on en ferait mille autres, mais qui demeure gravée, unique, dans la mémoire du cœur. 

Frédéric Saenen, Le Carnet et les instants

https://le-carnet-et-les-instants.net/2017/08/31/gerard-aux-armes-de-bruxelles/

 

Le livre d’un civilisé.

Vladimir Dimitrijević

 

Rarement ville aura été autant choyée dans une prose aussi chaleureuse, aussi vibrante, jadis et aujourd'hui confondus, avec érudition, noblesse et simplicité. Nous savons en refermant ce livre que le Belge refuse de marcher en file indienne.

Alfred Eibel, La Revue littéraire

 

Une délicieuse flânerie dans un haut lieu de la civilisation du Saint-Empire, sous la conduite d’un guide qui sait à la fois voir, décrypter et écrire.

Bruno de Cessole,  Valeurs actuelles

 

Un insaisissable flâneur, tantôt aristo-mondain, tantôt populo-voyou.

Frédéric Saenen,  Parutions.com

 

Christopher Gérard, infatigable piéton de Bruxelles, infatigable lecteur, infatigable fouineur, excentrique rêveur.

Jacques Franck, La Libre Belgique

 

Léger, vif, jubilatoire, euphorique, espiègle. C’est le ton d’un mousquetaire septentrional qui connaît tous les secrets de sa capitale et nous les fait partager. (…) Christopher Gérard est délicieusement gourmand, il sait préparer les plats tout autant que les livres. Sous sa main experte, l’initiation à sa ville devient comme une dégustation à livre ouvert. Les arts de la plume et de la table y voisinent. Alexandre Dumas et Brillat-Savarin réunis

François-Laurent Balssa, Le Choc du mois

 

Aux Armes de Bruxelles renvoie des parfums de librairie ancienne, de salon de thé et de fine restauration. Le tout est patiemment élaboré, du bout de la plume, par un mousquetaire intrépide.

Alain Bertrand,  Les Amis de l’Ardenne

 

Un quadrillage alerte et précis, peuplé de fantômes illustres.

Claire Devarrieux, Libération

 

Aux Armes de Bruxelles serait dès lors l’ouvrage d’un collectionneur d’antiques qui aurait trempé sa fibule dans l’encre du souvenir. Une petite douceur qui envoûte par un effet de sortilège tout ghelderodien.

Rony Demaeseneer,  Le Carnet et les instants

 

Vous avez l'imagination nervalienne et rien n'est plus rare aujourd'hui.

Philippe Barthelet

 

Ainsi, grâce à votre texte à la foix charmeur et savant, je finirai par me souvenir de ce que j'ai manqué - oui, tout cela est exquis et douloureux."

Guy Vaes  

 

Il faut savoir flâner, s'attarder, savoir perdre un peu de temps, et vous le faites de façon raffinée.

Ghislain de Diesbach

 

 

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Lien vers l'éditeur : http://www.pgderoux.fr/fr/Livres-Parus/Aux-armes-de-Bruxelles/249.htm

 

et page FB de ce livre :

 

https://fr-fr.facebook.com/Aux-Armes-de-Bruxelles-188935114508115/

 

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