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20 avril 2017

Se taire ou parler ? A propos d'un texte d'Olivier Maulin

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En lecture, la dernière livraison de L'Atelier du roman, revue littéraire animée par Lakis Proguidis (et inspirée, e.a. par le regretté Philippe Muray), qui fut l'ami de Michel Déon, à qui il rend d'ailleurs un bel hommage dans un joli texte intitulé "Deuils". La revue, comme souvent, rencontre des problèmes financiers et c'est grâce à l'éditeur Pierre-Guillaume de Roux qu'elle survit.

Parmi les contributions de Grozdanovitch, Petersen, Tudoret, je tombe sur une courageuse réflexion du cher Oliver Maulin, qui lui est venue lors d'une rencontre avec des lycéens. A l'issue de celle-ci, une professeur de français vient lui expliquer qu'elle a été, poverina,  "choquée" par un passage de son dernier roman, où il évoque le vol d'une camionnette par des Roms...

Pour ma part, quand j'entends des mots tels que "choqué(e)", "indigné(e)", ou "citoyen(ne)" utilisé comme épithète, une furieuse envie me prend d'armer mon GP 9 mm (Fabrique nationale de guerre - Herstal Belgique) tant me submerge le dégoût de l'imposture bien-pensante,  quintessence de l'esprit petit-bourgeois. 

Olivier Maulin explique à la donzelle que, s'il a mis en scène des Roms, c'est pour illustrer le pillage des campagnes françaises par des gangs est-européens - une réalité que nul ne songe à nier, pas même l'enseignante troublée. Mais voilà, c'est "gênant", il ne faut pas le dire à la populace, etc.

Surtout : l'Ecrivain doit jouer le jeu.

Je cite Maulin, qui, en une courte page, dévoile le pot aux roses et refuse le rôle qui lui (nous) serait dévolu :

"Que les journalistes et les politiciens rivalisent de zèle pour s'enfoncer toujours plus loin dans le déni du réel est une chose, mais l'ennui c'est que la littérature suit le mouvement et qu'elle s'interdit parfois, elle aussi, de rendre compte de tout un pan de la réalité qui se retrouve ainsi érigé en tabou.

Le conformisme des écrivains est certainement en cause; ils le sont pour la plupart, conformistes, et singulièrement ceux qui se clament rebelles, du genre à s'emparer des causes défendues par l'Etat, les ONG, les médias, les intellectuels et l'ONU, et à les présenter comme des causes perdues.

Et puis il y a les autres. Ceux qui ne se sentent ni nazis, ni fascistes, ni racistes, ni xénophobes, ni homophobes, ni même populistes, mais trouvent que le monde est en train de sérieusement marcher sur la tête.

Ceux qui ne sont pas encore totalement désarmés mentalement et refusent de disparaître en tant que peuple.

Ceux qui ne veulent pas voir la partition de leur pays.

Ceux qui estiment que les frontières physiques sont utiles aux plus faibles et que leur suppression ne sert que les riches capables d'en ériger des symboliques. 

Ceux qui ont compris que l'Union européenne avait enfin trouvé dans la submersion migratoire l'arme fatale pour en finir avec des peuples archaïques refusant le saut fédéral.

Ceux-là ont deux solutions : se taire ou parler. Demeurer des écrivains honorables ou devenir des parias, des réacs, des populistes."

Il n'y a pas un mot de ce texte que je ne serais pas fier d'avoir écrit.

Salut à Olivier Maulin!

Christopher Gérard, avril MMXVII

 

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14 mars 2017

Mahomet ou Charlemagne ?

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Tel est en effet le dilemme posé par l’éventuelle adhésion de la Turquie à l’Union européenne. L’adhésion de ce pays extra-européen, qui marquerait la mort politique de l’Europe, serait un non-sens à la fois géographique, historique et politique. Le seul élément positif du débat suscité par la menace turque est qu’il force les Européens à réfléchir sur le sens donné au mot « Europe », sur la forme qu’ils désirent donner à leur communauté de destin. Les lettrés rappelleront que les plus grands esprits européens ont combattu la Sublime Porte, par la plume ou par l’épée : Cervantès, qui perdit un bras à Lépante, Erasme, Victor Hugo et Lord Byron, tant d’autres encore.

Dans notre réflexion, les figures de Mahomet et de Charlemagne peuvent jouer le rôle de symboles des deux options possibles : l’une, prophétique, celle du monothéisme de marché, ne concevant l’Union européenne que comme une zone de libre-échange la plus vaste possible – et donc extensible à l’infini (Le Canada ? Israël ? Le Maroc ?) -, peuplée de consommateurs privés de véritables points d’ancrage, si ce n’est un vague contrat « citoyen » (droits de l’homme et cartes de crédits: la nouvelle traduction de Bible and business). L’autre, celle de Charlemagne, héritière de la Rome des Césars et du Saint Empire, conçoit l’Europe comme un bloc civilisationnel, enraciné dans une histoire plurimillénaire et dans une géographie bien comprise, fondé sur un héritage très charnel, à la fois helléno-germanique et pagano-chrétien, c’est-à-dire un polythéisme des valeurs.

Aux figures de Mahomet et de Charlemagne peuvent se substituer celles de Carthage et de Rome, au mercantilisme des thalassocraties la vision purement politique des empires de la terre. Mais, si j’ai choisi Mahomet, c’est bien entendu pour rappeler un fait essentiel  aux distraits : l’entrée dans l’Union européenne de la Turquie – rapidement rejointe par les républiques turcophones d’Asie centrale – signifierait que, dans moins de quinze ans, un Européen sur deux serait musulman, que la première armée du continent serait néo-ottomane et que les Turcs constitueraient des majorités dans toutes les assemblées européennes. Catastrophe historique qui marquerait l’étape ultime d’une stratégie séculaire de sabotage de l’union continentale par les puissances maritimes, Empire britannique tout d’abord, Etats-Unis ensuite. Car, l’étude un tant soit peu sérieuse de l’histoire de la Route de la Soie (devenue aujourd’hui Route du Pétrole, mais c’est le même axe depuis Alexandre le Grand), montre vite qu’une lutte sournoise oppose depuis des siècles deux types de civilisation, deux modèles d’empire. L’actuelle hégémonie américaine permet à Washington, qui a pris la relève de la City, de poursuivre avec autant de cohérence que de patience une vieille stratégie d’affaiblissement de l’Europe, qu’elle fait tout pour couper de la Russie. A ce propos, il est surprenant de constater à quel point certaines élites européennes ont pour Ankara les yeux de Chimène, alors que Moscou leur paraît mille fois plus exotique que la Nouvelle-Guinée ! Cet aveuglement, rarement dicté par la naïveté, fait le jeu de notre ennemi géopolitique, qui a tout intérêt à neutraliser un concurrent potentiel en jouant la carte de la libanisation du continent, commencée avec le Rideau de fer, poursuivie avec ses menées dans les Balkans, de la Bosnie au Kossovo. Une fois l’Europe paralysée, Washington pourra sans crainte tourner ses regards vers ses autres concurrents : Moscou, Delhi et Pékin. Surtout, cassant l’axe eurasien qui commande ce que le géopoliticien MacKinder appelait le Heartland – le cœur des terres émergées –, Washington pourra asseoir durablement son emprise mortifère sur un monde condamné à la soumission et à la misère.  En ce sens, le rôle historique des Européens n’est-il pas de résister, en commençant par riposter aux sophismes des amnésiques et des stipendiés ? Accepterons-nous que Rome ne soit plus dans Rome et que flotte sur ses temples écroulés la bannière de Mahomet ?

 Christopher Gérard


Paru dans La Libre Belgique du 13 décembre 2002

 

***

 

 « Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées nos casernes et les croyants nos soldats. »

Recep Tayyip Erdogan, citant Ziya Gökalpturc

 

Cette citation en dit long sur le rêve de certaines élites néo-ottomanes. En janvier 2003, le ministre des affaires étrangères turc, Abdüllah Gül, n’a-t-il pas déposé la candidature turque… à la Ligue arabe, ce qui en dit long sur l’européanité de ce pays d’Asie, tout en démontrant que, si les nostalgies impériales d’Ankara sont bien réelles (et parfaitement légitimes), sa prétendue laïcité, elle, n’est plus qu’un dangereux mirage.  Dans La Turquie dans l’Europe Un cheval de Troie islamiste? (Editions des Syrtes, avant-propos de Péroncel-Hugoz), Alexandre Del Valle, géopoliticien français, spécialiste de l’islamisme radical, permet de faire le point sur le total non sens que constituerait l’intrusion turque dans l’Union européenne. En raison de son poids démographique, la Turquie, pays asiatique en voie d’islamisation rapide, deviendrait l’acteur prépondérant sur la scène européenne: première armée du continent avec un million de soldats (une armée peu soucieuse d’arguties juridiques ou morales dans son travail de nettoyage des minorités turbulentes), elle serait aussi la plus importante représentation au Parlement européen (92 députés contre 75 pour la France). Au fil des pages, A. Del Valle  aligne argument sur argument, chiffres et références (souvent issues de la presse turque) à l’appui. Le résultat est confondant, tant l’aveuglement de certains Européens paraît total. Il est vrai que, comme le souligne dans sa préface Péroncel-Hugoz, ancien grand reporter du Monde: « les WASP encore au pouvoir sur les bords du Potomac ne redoutent vraiment qu’une chose: l’émergence d’une hyperpuissance paneuropéenne, seule capable de tenir la dragée haute à la quasi planétaire hégémonie états-unienne. Ils ont calculé que si l’Europe occidentale, outre le vieillissement de ses indigènes, se trouvait aux prises en permanence avec des troubles ethno-confessionnels type Liban, Yougoslavie ou “djihad de proximité” de nos banlieues, notre continent s’épuiserait à résister aux désordres socioculturels inévitablement liés à l’islamisation de vieilles terres chrétiennes. Déjà désorientés par la forte immigration afro-arabo-islamique non désirée, les Européens n’auraient plus assez de force pour contenir un islam conquérant, dès lors renforcé sur notre sol par le consistant apport humain du jeune colosse turc ».

Tout est dit, et avec une lucidité terrible… sinon que, une fois la Turquie dans la place, la porte s’ouvrirait toute grande aux républiques musulmanes d’Asie centrale et aux millions de turcophones des confins de la Chine. Comment rêver neutralisation plus définitive de l’Europe, une Europe alors forcée d’oublier Poitiers et Lépante? N’est-ce pas Chateaubriand, diplomate de haut lignage, qui, dans les Mémoires d’Outre-Tombe (livre 30), met en garde les Européens contre « la barbarie en Occident: des Ibrahim futurs (qui) pourront ramener l’avenir au temps de Charles Martel, ou au temps du siège de Vienne » ?

 

Christopher Gérard (2013)

 

 

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04 septembre 2016

Droite / Gauche ?

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Droite/Gauche : pour sortir de l’équivoque

 

Basque de France, Arnaud Imatz est un spécialiste pointu des courants politiques non-conformistes qui fait sienne la fameuse sentence de son maître Ortega y Gasset : « Etre de gauche ou être de droite, c’est choisir une des innombrables manières qui s’offrent à l’homme d’être un imbécile. Toutes deux sont en effet des formes d’hémiplégie morale ».

Déjà auteur d’une somme définitive sur un personnage tabou de l’histoire espagnole, le chef phalangiste José Antonio Primo de Rivera (fusillé en 36), Arnaud Imatz a beaucoup étudié l’histoire de la Guerre d’Espagne, qu’il a libérée des dogmes de l’historiographie marxiste. Il publie aujourd’hui une volumineuse synthèse sur le clivage droite/gauche, qui se révèle à la lecture une histoire bienvenue des idées dissidentes en Europe depuis 1945. Par clivage droite/gauche, Imatz entend un artifice créé pour renforcer l’idéologie dominante, mixte de matérialisme et de multiculturalisme dogmatiques, car répondant aux besoins d’une oligarchie techno-marchande qui hait d’instinct tout ce qui s’oppose à l’homogénéisation forcenée du monde et au règne sans partage de ce que le Duc de Guise appelait en son temps « la fortune anonyme et vagabonde ».

Ce docteur en Sciences politiques, naguère haut fonctionnaire international puis chef d’entreprise à Madrid, a pour ce faire enrichi et considérablement remanié un essai publié en 1996. Son nouveau livre constitue une riche source de réflexions sur les courants non-conformistes d’après-guerre, que l’on lira à la suite du célèbre essai de Jean-Louis Loubet del Bayle, Les Non-conformistes des années 30. Lui-même disciple de Simone Weil, il prône de manière cohérente l’enracinement contre le magma mondialiste, la souveraineté populaire contre l’utopie multiculturaliste, la justice sociale contre le Grand Marché. Catholique conservateur et gaulliste par tradition familiale, Imatz analyse les différents courants opposés au matérialisme égalitaire, des contre-révolutionnaires aux populistes, des nouvelles droites aux souverainistes. L’ensemble est érudit, profus même (80 pages de notes et 80 autres de bibliographie !) ; il permet une plongée transversale dans un corpus peu étudié (ou trop souvent avec des blocages épistémologiques induits par l’idéologie dominante d’une Université fort docile) et offre une histoire sur la longue durée d’une pensée organiciste, enracinée, ouverte à la dimension spirituelle et hiérarchisée – l’économie étant soumise au principe politique.

Les écrivains ne sont pas oubliés, ce qui me vaut l'honneur - auquel je suis sensible -  d'être cité parmi les Antimodernes.

Une somme bienvenue sur la pensée traditionnelle pour mieux comprendre une modernité à la fois pathogène, anxiogène et belligène.

 

Christopher Gérard

 

Arnaud Imatz, Droite/Gauche : pour sortir de l’équivoque, Editions Pierre-Guillaume de Roux, 438 pages, 29,90€

 

 

histoire,idées politiques,non-conformisme

 

 

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23 juin 2016

Du foulard comme signe extérieur de croyance

 

 littérature, foulard, islam

Du foulard comme signe extérieur de conviction

Voici un extrait de mon roman, Porte Louise, dans lequel mon héroïne, Louise, débat avec une amie de la présence grandissante dans nos villes du foulard islamique.

« Je profite de l'euphorie pour raconter à Hélène mes retrouvailles avec la ville et lui fais part de ma surprise devant le nombre de mahométanes en foulard.


- Oui, rétorque Hélène, cela donne à la ville un aspect exotique…
- Excuse-moi, tu vas me trouver périphérique, mais j'y vois plutôt une crispation que l'expression d'une coutume, par ailleurs interdite dans la plupart de ces pays.
- Oh, tu sais, Louise, ces femmes veulent sans doute marquer leur différence. Regarde toutes ces filles qui exhibent leur lingerie, n'est-ce pas aussi critiquable? Pourtant cela ne scandalise personne, surtout pas les hommes, de réduire ainsi la femme à un objet de concupiscence. Comme si nous étions condamnées à exciter les mâles. Et puis, un foulard met le regard en évidence, non?
- Non. C'est un signe de soumission. L'acceptation d'une pitoyable vision de la femme, qui pour ne pas tenter le mâle devrait se couvrir. Impensable pour une Celte!
- Ne monte pas sur tes grands chevaux, Louise! Il faut être tolérant. S'enrichir de nos différences …
- Tout à fait d'accord avec toi pour trouver répugnante cette manie d'exposer strings, piercings et tatouages. Je vois cela comme une agression, subtile si j'ose dire, mais bien réelle. La femme et l'homme, réduits à de la viande qu'il faut marquer, mutiler, étiqueter comme dans une boucherie.
- Ah tu vois…
- Mais de là à considérer une femme comme vertueuse parce qu'elle se flanque un morceau de tissu sur les cheveux! Et toutes celles qui laissent leur chevelure libre tout en étant habillée avec décence? Sont-elles moins dignes de respect?
- Tu as raison, mais…
- Hélène, tu m'étonnes. Je pensais que pour toi la liberté ne se discutait pas! Et là, face au quadrillage mahométan, tu tergiverses. Tu cèdes.
- C'est délicat. Sur un plan citoyen …
- Oui ou non, acceptes-tu le symbole? Pense un instant à toutes ces gamines, forcées de s'harnacher pour éviter d'être montrées du doigt, - ou pis. Ce foulard n'est jamais qu'un signe extérieur de conviction. C'est-à-dire la preuve d'une soumission à un code totalement étranger à notre civilisation. »

© Christopher Gérard, Porte Louise, L’Age d’Homme

 

littérature, foulard, islam

 

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04 juin 2012

Dulle Griet, faux écrivain mais vrai pillard. Un cas de vampirisme littéraire

 

Ouvrant le paquet que m’adresse un ami journaliste, j’en extrais un gros polar, Petits meurtres chez ces gens-là, qui serait l’œuvre, je cite la quatrième de couverture, d’un « écrivain bruxellois lauréat de plusieurs prix littéraires » et qui s’appellerait … Dulle Griet !*

Lequel de mes confrère aurait jugé bon de se dissimuler sous le pseudonyme de Margot l’Enragée ? Dès les premières lignes se révèle l’imposture : mal écrit, ficelé de travers, le livre apparaît pour ce qu’il est en réalité : un mauvais brouillon de premier roman, dénué de style, de souffle et de rythme. Le récit confus de meurtres dans la capitale belge, mêlant socialistes francs-maçons, extrémistes flamands et un condamné pour affaires de mœurs.

Pourquoi en parler alors ?

Le hic - hommage du vice à la vertu ? - est que « Dulle », faux écrivain mais vrai pillard,  s’inspire de façon obsessionnelle, quasi maniaque, de mes livres, Aux Armes de Bruxelles et  Porte Louise : lieux, établissements, étapes gastronomiques, allusions historiques et expressions bruxelloises s’accumulent sans humour ni grâce aucune, au point de donner le tournis - mais jamais l’envie de cheminer aux côtés du mystérieux « lauréat ».

Détail significatif : au contraire de Laszlo Vogelsang, qui se parfume avec Pour un Homme de Caron, ce vampire masqué, lui, ne s’asperge que d’eau de Cologne.

 

Christopher Gérard

Le 26 mai 2012

 

* Une pensée émue pour Dominique Rolin, récemment disparue.

 

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