04 octobre 2007
A propos de Constat d'Occident
Laurent Schang, biographe du fondateur de l'aïkido, nous livre aux éditions Alexipharmaque un court recueil de nouvelles, où il chante des faits d'armes et des guerriers: Guevara pataugeant dans les brumes congolaises, Mishima au moment de son suicide, Jünger dans les Flandres où "chevauche la Mort" pour citer une vieille chanson de reîtres,… Comme il l'avoue lui-même sans détours, jusqu'à présent la Providence n'a fait de lui qu'un lansquenet de bibliothèque. Ses campagnes? Des songes. Quant à ses corps à corps, des souvenirs de lecture. D'où l'embarras du lecteur: ses nouvelles, plus proches du journalisme que de ce qu'il appelle "la littérature pure", ne traduisent ni l'expérience du correspondant de guerre ni la vision d'un artiste, mais le romantisme martial d'un adolescent qui se rêva condottiere. Certains noms illustres sont convoqués, mais seuls les obscurs retiennent l'attention. La réflexion sur l'Europe, plus qu'originale, tirée de ces destins romancés, gagnerait à être développée: Constat d'Occident est une macédoine trop vite composée qui m'a laissé sur ma faim. Je l'ai lu en une heure avec une émotion qui a cédé la place à un agacement grandissant: ce manque de sérieux, bien rendu par ce piètre jeu de mot en guise de titre, qui rappelle les chapeaux de Libération. Pourquoi faire ainsi le badin? La guerre n'interdit-elle pas toute frivolité à ceux qui ne l'ont pas éprouvée dans leur chair? Le style haché, moins austère que sec, ne fait pas de Constat d'Occident un livre que je suis sûr de relire. Je préfère le prendre comme une promesse, celle de l'accomplissement d'un écrivain à naître, dont le modèle pourrait être en effet Jean-Jacques Langendorf. Laurent Schang nous doit mieux que ces amuseries. Si mes souvenirs sont exacts, la devise des Marines est "dig or die". Creusez donc, soldat Schang, plus profond.
Laurent Schang, Constat d'Occident, Ed. Alexipharmaque, 136 p., 17 euros.
Quelques questions à Laurent Schang Propos recueillis par Christopher Gérard
Qui êtes-vous ?
Je dirais… Laurent Schang, trente-trois ans, l’âge du Christ, burelier du français d’entreprise bureau, quand au même âge Alexandre le Grand mourait de la fièvre à Babylone, maître d'un empire vaste du Danube à l'Indus et Bonaparte, sous lequel déjà perçait Napoléon, se faisait nommer consul à vie après le coup d'état du 18 brumaire. Une définition qui, je crois, en dit assez long sur celui que je pense être. Bref, le digne fils de sa génération, tout entière passée à côté de l'Histoire, à l'instar de ces hommes nés ou trop tôt ou trop tard aux différentes époques. Nous reste donc, en guise de compensation: les sports de combat - le karaté pour moi -, le syndicalisme étudiant, à la rigueur les sorties de stade les soirs de match. Visiter les champs de bataille, les musées; autant d'expériences capitales vécues par procuration. Natif d'une région marquée par les deux guerres mondiales, où tout dans le paysage ramène le piéton au passé guerrier de l'Europe, j'ai grandi dans le souvenir des états de service de mes grands-pères, l'un et l'autre sous-officiers de l'armée française. Mon envie, tardive, d'écrire découle sans erreur possible de ce vide essentiel dans mon curriculum vitae et du besoin, illusoire, de le combler par des mots. En revanche, si j'écris, je récuse la définition d'écrivain. Le statut d'écrivain devrait toujours être une qualité qu'on vous attribue, une distinction honorifique conférée à la grâce du temps et d'une œuvre, pas une décoration factice dont on se pare en société pour épater les autres invités à la table, surtout dans ce pays où, peut-être l'aurez-vous remarqué, les écrivains, vrais ou faux, courent les rues. Donc, "Laurent Schang écrit". Il lit aussi, beaucoup et depuis son enfance, et plus de récits que de la littérature pure. A commencer par tous les magazines de militaria cités dans la nouvelle titre.
Parlons de ces grandes lectures…
Je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne, les souvenirs de lecture les plus marquants sont ceux restés associés dans ma mémoire à des lieux précis – cette terrasse en ville par exemple, où j’ai lu de bout en bout, dans un état quasi second, Immédiatement de Dominique de Roux. Un choc, la fusion, au sens physique du terme, du style et des idées, et le début d’un engouement jamais démenti. Ou encore ma découverte dans l’arrière-salle d’un café de Jean-Jacques Langendorf et de son roman d’aventures et de mort, Un débat au Kurdistan (L'Age d'Homme), autre cadeau, ô combien déterminant par la suite, de mon ami François Bousquet. Entrer en possession d’un livre obéit chez moi à un rituel fixe : dans une atmosphère propice à l’évasion, confortablement installé, j’en feuillette au hasard les pages, je caresse sa couverture, respire son odeur. J’imagine les longues heures à venir en sa compagnie. Et aussi le moment où il ira rejoindre ses camarades dans ma bibliothèque, rayons vingtième siècle ou littérature de genre. Ainsi, de mes vingt ans je garde trois souvenirs de lecture, trois chefs-d’œuvre lus pratiquement à la même époque. Les Réprouvés, d’Ernst von Salomon, aussi vigoureux et plus palpitant que Kessel et Hemingway réunis, sur les soubresauts de la révolution allemande de 1918, vus du camp légitimiste ; Les Noyers de l’Altenburg, d’André Malraux, acheté lors de sa sortie en poche, pour moi la synthèse et l’aboutissement de son œuvre romanesque ; enfin, Portrait de l’aventurier, de Roger Stéphane, un classique (le colonel Lawrence, à califourchon sur sa motocyclette) dont le titre dit tout. Plus tard, c’est à leur lumière que je relirai le meilleur de Jean Mabire, dont je tiens en très haute estime la biographie du baron Ungern, Ungern le baron fou, et Hugo Pratt dessinateur et romancier. Décrié, à tort, pour sa prétendue mièvrerie, Saint-Exupéry fait lui aussi partie intégrante de mon panthéon et j’invite chacun à lire les reportages saisissants de Terre des hommes.
Et les grandes rencontres, les expériences (l'aïkido, votre passage au Figaro) ?
Avec le recul et en y repensant bien, mon rapide passage au Figaro littéraire il y a six ans relève plus du malentendu qu’autre chose. Patrick Besson m’avait enjoint après ma soutenance d’adresser à Jean-Marie Rouart, son rédacteur en chef d’alors, un exemplaire de mon mémoire de lettres modernes, deux cents cinquante pages consacrées aux néo-hussards (Besson, Neuhoff, Tillinac) et à leurs acolytes : Rive droite, L’Idiot international, etc. Il faut croire que dans mon travail j’avais su éviter l’habituel charabia universitaire. La place de critique des essais était libre. Moi qui n’en lis jamais, j’ai eu une semaine pour me décider. L’air de rien, tout le monde ne naît pas Rastignac rêvant de conquérir Paris. Cela dit, arrivé le dernier dans l’équipe à la demande de Jean-Marie Rouart, je la quitterai le premier au bout d’un an, remercié par la direction pour cause de restructuration, d’ailleurs peu de temps avant son propre renvoi. De ce stage accéléré en milieu journalistique (pas suffisant pour bénéficier des avantages de la carte de presse), je garde un classeur contenant mes articles préférés – mon press-book ! – et un petit réseau d’amitiés durables, parmi lesquelles je compte avec une légitime fierté l’essayiste Rémi Soulié, François Bousquet, donc, libraire et critique, ou le romancier alsacien de Paris Jean-Jacques Mourreau. Pour qui écrit-on d’abord, sinon ses amis ? Ce n’est déjà pas toujours drôle… Vous connaissez la citation de Paul Morand : « Je déteste écrire, j’adore me relire. » Surtout peut-être, j’en retire les débuts de ma collaboration à feue la revue underground Cancer !, mes vrais débuts en fait, grâces en soient rendues ici à son rédacteur en chef, Bruno Deniel-Laurent. En m’ouvrant les colonnes de Cancer !, je lui dois d’avoir fait mes deux plus belles rencontres, en la personne de Sarah Vajda, ma bonne fée tsigane, romancière (Amnésie, Contamination) et biographe, un peu de Shakespeare et de Racine à Tel-Aviv, Malibu Beach, et en celle de Jean-Jacques Langendorf, l’auteur de tous les livres que j’aurais aimé écrire, histoire, romans, nouvelles, qui m’honore dans celui-ci d’une préface à faire rougir de confusion un adjudant-chef parachutiste.
Vous mentionnez l’aïkido en tant qu’expérience et en effet, si ma pratique de cet art martial ne s’est pas révélée concluante, en raison notamment de la dérive new age de son enseignement en France, du moins m’a-t-elle permis de trouver la matière de mon premier livre. La vie de Morihei Ueshiba, le fondateur de l’aïkido (Pygmalion), se confond avec l’histoire du Japon moderne, aussi aventureuse et chaotique, sinon plus. Génie du combat à mains nues, Ueshiba (1883-1969) s’engagea dans l’armée en 1904 pour tester ses techniques contre les Russes, reçut en file indienne les états-majors de la marine et de l’armée à son dôjô, fraya un temps avec la junte, entraîna en personne un frère de l’empereur Hiro-Hito. Mais esprit mystique, un cas rare au Japon du shintoïsme et des sept écoles du bouddhisme, il fonda une colonie à l’extrême nord du pays, dans l’île d’Hokkaido, participa à une expédition assez délirante en Mongolie sur les traces du Roi du Monde, qui faillit bien se terminer par un peloton d’exécution chinois, et connut l’illumination (l’Eveil) à trois reprises. J’ai donc profité de l’occasion pour me rendre sur place, visiter les lieux importants de sa vie. Plutôt que du Japon, parler des Japons conviendrait mieux, tellement l’ancien et le nouveau se côtoient en permanence mais semblent ne jamais pouvoir communiquer. Tôkyô est une ville très plate contrairement à ce qu’on pense, tout en béton et quartiers résidentiels, vide le jour et grouillante de vie la nuit. En l’occurrence, le dôjô historique du maître – en japonais O Sensei –, minuscule, se trouve au beau milieu d’un de ces pâtés d’immeubles sans âme. Des descriptions romantiques de Lafcadio Hearn aux portraits désenchantés de Murakami Ryu, ce résumé du Japon contemporain en vaut un autre.
Votre recueil de nouvelles aurait pu s’intituler La Rumeur des batailles… Quel en est le fil conducteur : serait-ce la guerre comme expérience intérieure ?
La référence à Jünger est belle en effet, trop belle même ! C’est Lamennais souhaitant à une vie réussie la mort parfaite sur le champ de bataille. Non, en vérité, je m’intéresse moins du point de vue littéraire aux guerres proprement dites qu’au vécu de leurs protagonistes, avant, pendant et surtout après l’apprentissage décisif du feu. Rappelez-vous, Fabrice del Dongo arrivant en retard à Waterloo ou le prince André Bolkonski assistant à la bataille d’Austerlitz couché dans l’herbe suite à une blessure grave nous donnent autant à voir sur les guerres napoléoniennes que tous les ouvrages spécialisés. Les à-côtés du conflit, des motivations personnelles aux enjeux géopolitiques, comme la perception fatalement réduite, limitée sous la visière du casque au champ de vision immédiat qu’ont les combattants du drame en cours, voilà ce qui m’attire, avec aussi, c’est vrai, une fascination certaine pour la mort violente. N’ayant pas connu la guerre – je conserve un souvenir cuisant de ma tentative d’engagement à vingt-et-un ans dans les rangs de l’armée croate –, et sauf à me croire comme Patton la réincarnation de tous les grands généraux du passé, je me garderais d’employer cette formule d’expérience intérieure. Cent dollars le Tchétchène, deux cents dollars l’Arabe est née de mes discussions à bâtons rompus avec une journaliste russe et le reporter de guerre Patrick Chauvel au sujet de ce conflit. Quant à la nouvelle intitulée Pour l’honneur de Tsahal, elle résulte de mes lectures et de la sympathie que j’éprouve pour la jeunesse israélienne. Tsahal est une armée de conscrits, il ne faut pas l’oublier. Et les Israéliens d’aujourd’hui, des Occidentaux identiques aux autres, aussi consuméristes et petits-bourgeois. Je me méfiais du roman après les excès commis à mon sens par Jonathan Littell dans Les Bienveillantes. Le choix de la saynète s’est dès lors imposé, à la fois pour les qualités qu’elle requiert, rapidité de ton, brièveté du récit, et pour la très grande diversité des époques qu’elle permet d’aborder au sein d’un même recueil.
Je n’y retrouve pas Otto de Habsbourg, « l’homme qui a dit nein », pour citer l’un de vos textes parus dans une revue aujourd'hui disparue. En revanche, Charles de Habsbourg Lorraine joue un rôle certain…
Et pour cause, « mon » Otto de Habsbourg est aujourd’hui la propriété exclusive des Éditions Fayard, au même titre que l’ensemble des contributions apportées au collectif Cancer ! présente Gueules d’Amour, encore une initiative du très dynamique Bruno Deniel-Laurent. La critique n’a pas suivi à la sortie du livre, tant pis. L’idée même de publier une galerie de portraits allant de Simone Weil à Richard Virenque, rédigés par les illustres inconnus de la revue Cancer ! tenait de la gageure, et pour cette simple raison le défi méritait d’être relevé. Raphaël Sorin croyait avoir décelé en nous la nouvelle garde des lettres françaises, la génération montante qu’on nous promet à chaque décennie. Depuis, il ne nous adresse plus la parole, c’est bien dommage ! Qu’importe, de toute façon le livre existe, pilonné ou pas il en restera toujours quelque chose… À l’époque où j’ai commis cet exercice d’admiration, le « non » était à la mode en France. Non au nazisme, au communisme, non au politiquement correct, au libéralisme américain, non à tout ; nous vivions à l’heure de l’inventaire exhaustif de nos figures intellectuelles, celles à sauver comme celles juste bonnes à jeter. À quatre-vingt quinze printemps cette année, Otto de Habsbourg Lorraine incarne la quintessence de l’aristocrate (centre-)européen, mais un aristocrate détaché des mondanités, un perdant de l’histoire si l’on songe que sans 14-18 il aurait régné sur un empire vieux de six cents ans, et en même temps un ambassadeur dévoué de la Communauté Économique Européenne dès le traité de Rome de 1957. Ses veines charrient le même sang noir et or que Charles Quint, la grande Marie-Thérèse et François-Joseph Ier d’Autriche réunis. Je suis Lorrain aussi et rappelez-vous de la réponse de la reine de France Marie-Antoinette au juge lui ordonnant de décliner son identité : « Moi, Marie-Antoinette, de Lorraine et d’Autriche. » De sa vie Otto de Habsbourg Lorraine (Otto de Lorraine Habsbourg si l’on respecte la stricte généalogie) n’aura coiffé aucune couronne. Pour autant, il n’est pas interdit de rêver d’une Europe future unie autour d’un empereur élu, et dans ce cas, pourquoi ne pas placer à la tête de l’Union l’héritier présomptif de la famille Habsbourg Lorraine, Charles, le fils d’Otto ? Nouvelle d’anticipation géopolitique, "Huntingtonons, huntingtonons !" s’y prêtait de manière idéale.
Pour finir, l’Occident, comment le définirez-vous à votre héritier ?
Qui a dit déjà qu’il écrivait des livres pour trouver les réponses à ses interrogations ? Eh bien, ma démarche est exactement similaire, à ceci près que la question d’une définition de l’Occident valable pour tous demeure, et d’abord pour moi. Constat d’Occident, du recueil la nouvelle la plus personnelle en effet, se borne à récapituler, à travers un autre moi, la notion d’Occident aux différentes périodes de l’histoire, vue à hauteur d’individu, de l’imagerie naïve de l’école primaire aux reportages diffusés en boucle sur les chaînes d’information satellitaires. À plusieurs endroits du livre, j’en appelle aux mânes de Toynbee, Grousset, même Marx, et si concordance il y a entre ces penseurs, c’est autour d’un certain esprit occidental, fait d’individualisme et de dynamisme créateur, qui aboutit sur la longue durée à une aventure humaine sans équivalent, toujours à pied d’œuvre aujourd’hui, par delà la fragilité des conquêtes, les croyances religieuses du moment. Alors l’Occident, un territoire, une philosophie, ou juste le contraire de l’Orient ? L’Europe, les États-Unis, d’accord, mais la Russie, la Turquie kémaliste ? On parle bien parfois d’Extrême-Occident pour qualifier le Japon surgi de l’ère Meiji. Le Mishima de "Mort d’un pédé" symbolise ainsi tout le pouvoir de séduction et le danger d’une culture occidentale de façade. Le nombre des adhérents au club fluctue aussi avec le temps, les organisations internationales. Les vrais amateurs savent, eux, que la solution de l’énigme se cache à l’intérieur de l’énoncé.
De guerre lasse, j’ai donc conçu chacune de mes nouvelles comme une approche distincte du problème. Si "P.08" s’attache à montrer le retour paradoxal à la barbarie primitive occasionné par l’industrialisation à outrance de la guerre entre 1914 et 1918, "Guevara dans la brume" met en scène un Che aux prises avec une révolution africaine qu’en moderne Occidental imbu de progressisme il est incapable de comprendre, en l’espèce le Congo de 1965. L’idéologie étant un des moteurs constants de l’Occident, je l’ai encore évoqué de deux façons, en retraçant la naissance du capitalisme en Angleterre dans "L’État c’est nous", en rendant hommage ensuite à Curzio Malaparte, le plus communiste des fascistes italiens (« italianissime ») avant 1943, et le plus fasciste des communistes prochinois après, dans "Malaparte à Jassy". Maintenant, selon Spengler une civilisation peut être considérée sur le déclin dès lors qu’elle s’interroge sur ses valeurs fondatrices. Dans ce sens, Constat d’Occident se veut aussi une réaction au pessimisme ambiant, à cette tendance à l’autodénigrement trop répandue à mon goût.
Vos projets ?
D’abord, donner une suite à Constat d’Occident. J’ai ouvert là un champ d’exploration à mi chemin de la littérature et de l’histoire militaire que je n’ai pas fini d’arpenter, loin s’en faut. Avec mon éditeur Arnaud Bordes, nous nous sommes mis d’accord pour une série de portraits « à la Mac Orlan », son titre est déjà tout trouvé, comme les dix étapes et quelque de ce voyage autour du monde en guerre, du désert du Chaco à feue la République de Rhodésie. Où l’on découvrira des légionnaires tchécoslovaques perdus au cœur de la Sibérie rouge, un grognard à la tête de bois ou le dernier vol du plus jeune des as de la Luftwaffe. Mais, je m’arrête ici, je m’en voudrais d’offrir des idées à d’autres ! En parallèle, je travaille à un petit essai à paraître en 2008 sur l’interdépendance des notions de guerre et d’Europe entendue comme civilisation et institution politique. Une tentative de redéfinition de l’Occident, de réaffirmation de ses intérêts particuliers aussi, à moyen et long terme. Ajoutez un roman d’anticipation à dominante géopolitique et une étude sur l’emploi stratégique et tactique de l’arme blindée à travers le siècle écoulé et nous aurons fait le tour de la question. Mais mes deux priorités immédiates restent l’organisation de mon pèlerinage sur les hauts lieux de la guerre russo-finlandaise et l’hypothétique bouclage financier de mon non moins hypothétique stage dans les rangs de l’armée israélienne, pas avant 2010 selon toute vraisemblance.
Publié dans La Presse littéraire, 11, septembre 2007
15:34 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature



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